C'est dans les années 80, suite aux travaux du professeur Wolverton, chercheur américain travaillant pour la NASA, qu'à été découvert le pouvoir de dépollution de certaines plantes. Selon le Dr Wolverton, certaines plantes ornementales sont de véritables petites usines dépolluantes qui savent, aidées de leurs bactéries, digérer les poisons émis par les plastiques ou les produits chimiques.
Le principe de la dépollution repose sur l'échange gazeux. Les polluants de l'air sont absorbés par les feuilles. Des micro-organismes vivant dans les racines convertissent les polluants en produits organiques qui servent alors à nourrir les plantes.
Actuellement, les polluants les plus importants des logements et bureaux sont le benzène, le formaldéhyde et le trichloréthylène.
Par polluant, les plantes les plus efficaces sont les suivantes :
Benzène
Ce polluant vient du solvant contenu dans les encres, les peintures, les matières plastiques, les détergents ainsi que dans la fumée de cigarette. Le lierre est la meilleure plante connue pour éliminer le benzène.
Par ordre d'efficacité, les plantes dépolluant le benzène sont : le Lierre (Hedera helix), le Spathiphyllum, le Dragonnier de Madagascar (Dracaena marginata), le Lindenii (Dracaena deremensis), le Scindapsus doré (Epipremnum aureus), le Dracaena deremensis 'Warneckii', la
Langue de belle-mère (Sansevieria sp.), l' Aglaonema, la Gerbera jamesonii.
Formaldéhyde
Polluant présent dans les rejets des automobiles, dans la fumée du tabac, dans les peintures. En juin 2004, le formaldéhyde a été classé comme « cancérigène certain » par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui dépend de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Par ordre d'efficacité, les plantes dépolluant le benzène sont : l'Aloès (Aloe barbadensis), la plante araignée (Chlorophytum comosum), le Philodendron, le Lindenii (Dracaena fragans), la Dracaena Massangeana, le Ficus (Ficus amina), le Scindapsus doré (Epipremnum aureum), le Syngonium (Syngonium podophyllum), le Dragonnier de Madagascar (Dracaena marginata), la Dracaena (Dracaena deremensis 'Warneckii'), le Spathiphyllum (Spathiphyllum), la Fougère (Nephrolepis exaltata).
Trichloréthylène
Considéré comme "probablement cancérigène". Il irrite la peau et les muqueuses, et est un toxique pour le système nerveux central. Il est régulièrement utilisé pour ses propriétés comme solvant. On le trouve dans des produits de dégraissage de pièces métalliques, le nettoyage à sec de vêtements et l'extraction de produits organiques.
Par ordre d'efficacité, les plantes dépolluantes sont : le Spathiphyllum (Spathiphyllum), le Dracaena (Dracaena deremensis 'Warneckii'), le Lindenii (Dracaena deremensis), le Dragonnier de Madagascar (Dracaena marginata), la Langue de belle-mère (Sansevieria sp.), le Lierre (Hedera helix), le Chrysanthème (Chrysanthemum)
Amoniaque
L'ammoniac est un composé chimique se retrouvant dans de nombreux dégraissants et dans certains produits de nettoyage des sols, les produits de la cuisine.
Le rhododendron (aussi appelé azalée) est susceptible de dégrader l'amoniaque.
PCP
Le Pentachlorophénol (ou PCP) est utilisé comme fongicide, pour la protection des bois et le traitement de la pâte à papier. Il peut causer de très nombreux troubles et est classé substance cancérigène. Plante décomposant le PCP : le Philodendron.
Monoxyde de carbone (CO)
Le monoxyde de carbone est incolore, inodore et toxique. Produit par toute combustion de matière organique lorsque l'oxygénation du foyer est insuffisante (combustion incomplète), il peut être la cause d'intoxications mortelles. Parmi les multiples sources de monoxyde de carbone, on peut notamment citer : tous les moteurs à explosion quel que soit le combustible (automobiles, groupes électrogènes, motopompes...), les systèmes fixes de chauffage avec combustion,
les appareils de chauffage d'appoint avec combustion (qui d'une part consomment l'oxygène de la pièce où ils fonctionnent et, d'autre part, y rejettent les gaz brulés, dont le monoxyde de carbone),
les appareils de production d'eau chaude avec combustion, tout appareil ou outillage avec combustion (décolleuse à papiers peints...), la combustion du tabac, principale source d'exposition chronique.
Les plantes décomposant le monoxyde de carbone : la plante araignée (Chlorophytum comosum) et le Scindapsus doré (Epipremnum aureus).
Certains spécialistes estiment que l'efficacité maximum est obtenue par un minimum de une plante par 9 m2. La multiplicité des plantes et leur grosseur assurent un résultat proportionnellement plus important. Les plantes peuvent être installées dans toutes les pièces y compris les chambres. En effet, malgré une idée reçue, le rejet en monoxyde de carbone la nuit par les plantes d'intérieur est négligeable en comparaison à la quantité d'oxygène rejetée dans la journée.
LIENS :
http://www2.ville.montreal.qc.ca/jardin/in...plantes_int_air
http://fr.ekopedia.org/Dépollution_de_l...par_les_plantes
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mardi 3 juin 2008
lundi 12 mai 2008
=> Le docteur nature en danger
LE CAP, Afrique du Sud, 7 mai (Tierramérica) - ''Lorsque nous nuisons à la nature, nous nuisons à nous-mêmes'', déclare Aaron Bernstein, un médecin à 'Harvard Medical School' et l'un des auteurs du livre qui vient de paraître ''Maintenir la vie : comment la santé de l'homme dépend de la biodiversité''.
''Peu de personnes comprennent que notre santé est directement liée à la santé du monde naturel'', a indiqué Bernstein à Tierramérica.
Bernstein et un collègue de Harvard, Eric Chivian, ont écrit et publié des articles de plus de 100 principaux scientifiques dans leur nouveau livre, lancé le 28 avril par 'Oxford University Press' et disponible en mai.
Ecrit pour un grand public, ''Maintenir la vie'' se fonde sur les preuves scientifiques les plus récentes pour présenter des arguments convaincants selon lesquels l'actuelle crise d'extinction, avec des espèces qui disparaissent chaque jour, constitue une grave menace pour l'humanité, équivalente, sinon plus grande, que le changement climatique.
Des produits pharmaceutiques, la recherche biomédicale, l'émergence et la propagation de maladies infectieuses, et la production alimentaire, à la fois sur terre et dans les océans, dépendent de la biodiversité -- la riche variété de vies sur notre planète.
Le livre présente sept groupes d'espèces en voie de disparition, y compris des requins, des ours, des primates et des amphibies qui sont ou ont le potentiel de posséder ''une grande valeur pour la médecine et la science''.
Au nombre de ces espèces, figurent des escargots coniques, une espèce tropicale dont le venin contient des dizaines de milliers de produits chimiques appelés peptides, de petites chaînes d'acides aminés. Ces peptides seuls sont des sondes moléculaires extrêmement puissantes et utilisées dans la recherche médicale.
''Nous avons beaucoup appris sur la manière dont notre cerveau fonctionne en utilisant des peptides d'escargots coniques'', a dit Bernstein.
La première découverte capitale nouvelle dans la médication des douleurs pendant des années vient également des escargots coniques.
Trente-trois pour cent des malades du cancer et du VIH (virus de l'immunodéficience humaine) en phase terminale, pour lesquels les plus puissants opiats étaient inefficaces, ne ressentent plus maintenant de douleurs grâce un peptide qui bloque les douleurs, lequel provient du venin des escargots coniques.
Plusieurs autres peptides d'escargots coniques interviennent dans des examens cliniques pour traiter des douleurs diabétiques, parmi d’autres aliments, et donnent de grandes espérances, déclare Bernstein.
Les escargots coniques vivent seulement dans des récifs coralliens et au moins entre un tiers et la moitié de tous les récifs risquent de mourir à cause d'une combinaison de maladie, de pollution et de changement climatique.
Des crabes fer à cheval ont déjà fourni la base pour détecter la contamination dans des médicaments injectables. Ils sont également importants dans la compréhension de la vision humaine, dit-il. Mais avec seulement un habitat restreint et la nécessité de pondre leurs œufs sur des plages, ils sont exposés à la pollution et aux perturbations humaines.
Les amphibies constituent la source de nouveaux traitements de l'hypertension et probablement de nouveaux antalgiques, et peuvent empêcher des bactéries d'acquérir la résistance aux antibiotiques -- une sérieuse inquiétude à travers le monde.
Toutefois, des amphibies sont les plus menacés de tous les groupes d'organismes sur la planète, avec presque un tiers de quelque 6.000 espèces connues en voie de disparition, et plus de 120 qui auraient déjà disparu au cours de ces quelques dernières années.
Les médicaments ne constituent qu'une petite partie du rôle que la biodiversité joue dans le bien-être de l'homme. Sans des insectes bénéfiques, ''la plupart des écosystèmes terrestres du monde s'effondreraient et une bonne partie de l'humanité périrait avec eux'', écrit dans la préface du livre Edward O. Wilson, le célèbre expert mondial de Harvard en biodiversité.
Wilson indique également qu'on peut trouver quatre millions d'espèces bactériennes dans une tonne de sol fertile et que la plupart des cellules de nos corps ''ne sont pas humaines mais bactériennes : 700 espèces vivent dans nos bouches seules''.
Des scientifiques estiment qu'il existe entre trois et 30 millions d'espèces de plantes, d'animaux, de champignons, de bactéries et ainsi de suite, mais seules 1,4 million ont été identifiées jusqu'ici.
Jusqu'à 30 pour cent de toutes les espèces vivant sur la terre pourraient disparaître d'ici à 2050 à cause des activités humaines non viables -- principalement la déforestation, la perte de l'habitat et le changement climatique -- selon l'Evaluation des écosystèmes pour le millénaire de 2006, un effort de recherche international de quatre ans sans précédent.
''Cela pourrait autant être l'extinction de la moitié de toutes les espèces d'ici à 2050'', affirme Stuart Pimm, un écologiste de la conservation à l'Université de Duke, en Caroline du nord, et un collaborateur à la rédaction du livre.
Tandis que les humains pourraient s'adapter au changement climatique, le monde naturel ne peut pas s'adapter au changement rapide. Et il est peu probable que nous puissions remplacer les services que la nature nous rend.
''La majorité des gens ne sont pas conscients de ce danger'', a déclaré Pimm à Tierramérica. Toutefois, les solutions du changement climatique devraient préserver et augmenter la biodiversité, et non lui faire du mal.
A l'instar de plusieurs régions du monde, notamment l'Amérique latine, on a débarrassé de grandes régions de la côte-est d'Afrique du Sud de leur végétation indigène pour planter des arbres d'eucalyptus qui ne sont pas indigènes. Bien que ces arbres absorberont du carbone de l'atmosphère, aidant à combattre le changement climatique, la perte de l'écosystème indigène est d'une conséquence bien plus grande.
''Nous devons planter des dizaines de millions d'arbres, mais ils devraient être des espèces indigènes pour qu'ils augmentent la biodiversité'', a-t-il souligné.
Défricher la forêt pour le biocarburant est une autre mauvaise solution au changement climatique. Des pays doivent être payés pour arrêter la déforestation, a indiqué Pimm.
''Conscients de la crise, des gens veulent prendre des mesures, mais ne savent pas quoi faire'', a-t-il ajouté.
Le livre contient un chapitre sur des mesures possibles, notamment une liste des ''10 premières''. Les trois premières : utiliser le transport public ou la moto ou marcher pour aller au travail une fois par semaine; acheter des aliments organiques locaux ou cultiver les vôtres; manger des fruits de mer durables, ce qui signifie pas de crevette, ou de saumon d'élevage.
La plupart de ces recommandations sont destinées à réduire les émissions de carbone, mais utiliser simplement des espèces indigènes dans des jardins et réduire l'utilisation de l'eau constituent d'importantes mesures de préservation de la biodiversité, affirme Bernstein.
''Nous avons également besoin de politiques gouvernementales qui encouragent la protection des systèmes naturels à l'aide de mesures incitatives; beaucoup font le contraire actuellement'', a-t-il dit.
Enfin, nous avons besoin d'une nouvelle culture qui valorise, aime et protège la biodiversité, a déclaré l'auteur. Une telle culture existe lorsqu'il s'agit de notre santé –- maintenant, nous devons comprendre qu'elle est directement liée à la santé du monde naturel.
(* Publié au départ par des journaux d'Amérique latine qui font partie du réseau Tierramérica. Tierramérica est une agence de presse spécialisée créée par IPS avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le développement et le Programme des Nations Unies pour l'environnement). (FIN/2008)
http://ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=4062
''Peu de personnes comprennent que notre santé est directement liée à la santé du monde naturel'', a indiqué Bernstein à Tierramérica.
Bernstein et un collègue de Harvard, Eric Chivian, ont écrit et publié des articles de plus de 100 principaux scientifiques dans leur nouveau livre, lancé le 28 avril par 'Oxford University Press' et disponible en mai.
Ecrit pour un grand public, ''Maintenir la vie'' se fonde sur les preuves scientifiques les plus récentes pour présenter des arguments convaincants selon lesquels l'actuelle crise d'extinction, avec des espèces qui disparaissent chaque jour, constitue une grave menace pour l'humanité, équivalente, sinon plus grande, que le changement climatique.
Des produits pharmaceutiques, la recherche biomédicale, l'émergence et la propagation de maladies infectieuses, et la production alimentaire, à la fois sur terre et dans les océans, dépendent de la biodiversité -- la riche variété de vies sur notre planète.
Le livre présente sept groupes d'espèces en voie de disparition, y compris des requins, des ours, des primates et des amphibies qui sont ou ont le potentiel de posséder ''une grande valeur pour la médecine et la science''.
Au nombre de ces espèces, figurent des escargots coniques, une espèce tropicale dont le venin contient des dizaines de milliers de produits chimiques appelés peptides, de petites chaînes d'acides aminés. Ces peptides seuls sont des sondes moléculaires extrêmement puissantes et utilisées dans la recherche médicale.
''Nous avons beaucoup appris sur la manière dont notre cerveau fonctionne en utilisant des peptides d'escargots coniques'', a dit Bernstein.
La première découverte capitale nouvelle dans la médication des douleurs pendant des années vient également des escargots coniques.
Trente-trois pour cent des malades du cancer et du VIH (virus de l'immunodéficience humaine) en phase terminale, pour lesquels les plus puissants opiats étaient inefficaces, ne ressentent plus maintenant de douleurs grâce un peptide qui bloque les douleurs, lequel provient du venin des escargots coniques.
Plusieurs autres peptides d'escargots coniques interviennent dans des examens cliniques pour traiter des douleurs diabétiques, parmi d’autres aliments, et donnent de grandes espérances, déclare Bernstein.
Les escargots coniques vivent seulement dans des récifs coralliens et au moins entre un tiers et la moitié de tous les récifs risquent de mourir à cause d'une combinaison de maladie, de pollution et de changement climatique.
Des crabes fer à cheval ont déjà fourni la base pour détecter la contamination dans des médicaments injectables. Ils sont également importants dans la compréhension de la vision humaine, dit-il. Mais avec seulement un habitat restreint et la nécessité de pondre leurs œufs sur des plages, ils sont exposés à la pollution et aux perturbations humaines.
Les amphibies constituent la source de nouveaux traitements de l'hypertension et probablement de nouveaux antalgiques, et peuvent empêcher des bactéries d'acquérir la résistance aux antibiotiques -- une sérieuse inquiétude à travers le monde.
Toutefois, des amphibies sont les plus menacés de tous les groupes d'organismes sur la planète, avec presque un tiers de quelque 6.000 espèces connues en voie de disparition, et plus de 120 qui auraient déjà disparu au cours de ces quelques dernières années.
Les médicaments ne constituent qu'une petite partie du rôle que la biodiversité joue dans le bien-être de l'homme. Sans des insectes bénéfiques, ''la plupart des écosystèmes terrestres du monde s'effondreraient et une bonne partie de l'humanité périrait avec eux'', écrit dans la préface du livre Edward O. Wilson, le célèbre expert mondial de Harvard en biodiversité.
Wilson indique également qu'on peut trouver quatre millions d'espèces bactériennes dans une tonne de sol fertile et que la plupart des cellules de nos corps ''ne sont pas humaines mais bactériennes : 700 espèces vivent dans nos bouches seules''.
Des scientifiques estiment qu'il existe entre trois et 30 millions d'espèces de plantes, d'animaux, de champignons, de bactéries et ainsi de suite, mais seules 1,4 million ont été identifiées jusqu'ici.
Jusqu'à 30 pour cent de toutes les espèces vivant sur la terre pourraient disparaître d'ici à 2050 à cause des activités humaines non viables -- principalement la déforestation, la perte de l'habitat et le changement climatique -- selon l'Evaluation des écosystèmes pour le millénaire de 2006, un effort de recherche international de quatre ans sans précédent.
''Cela pourrait autant être l'extinction de la moitié de toutes les espèces d'ici à 2050'', affirme Stuart Pimm, un écologiste de la conservation à l'Université de Duke, en Caroline du nord, et un collaborateur à la rédaction du livre.
Tandis que les humains pourraient s'adapter au changement climatique, le monde naturel ne peut pas s'adapter au changement rapide. Et il est peu probable que nous puissions remplacer les services que la nature nous rend.
''La majorité des gens ne sont pas conscients de ce danger'', a déclaré Pimm à Tierramérica. Toutefois, les solutions du changement climatique devraient préserver et augmenter la biodiversité, et non lui faire du mal.
A l'instar de plusieurs régions du monde, notamment l'Amérique latine, on a débarrassé de grandes régions de la côte-est d'Afrique du Sud de leur végétation indigène pour planter des arbres d'eucalyptus qui ne sont pas indigènes. Bien que ces arbres absorberont du carbone de l'atmosphère, aidant à combattre le changement climatique, la perte de l'écosystème indigène est d'une conséquence bien plus grande.
''Nous devons planter des dizaines de millions d'arbres, mais ils devraient être des espèces indigènes pour qu'ils augmentent la biodiversité'', a-t-il souligné.
Défricher la forêt pour le biocarburant est une autre mauvaise solution au changement climatique. Des pays doivent être payés pour arrêter la déforestation, a indiqué Pimm.
''Conscients de la crise, des gens veulent prendre des mesures, mais ne savent pas quoi faire'', a-t-il ajouté.
Le livre contient un chapitre sur des mesures possibles, notamment une liste des ''10 premières''. Les trois premières : utiliser le transport public ou la moto ou marcher pour aller au travail une fois par semaine; acheter des aliments organiques locaux ou cultiver les vôtres; manger des fruits de mer durables, ce qui signifie pas de crevette, ou de saumon d'élevage.
La plupart de ces recommandations sont destinées à réduire les émissions de carbone, mais utiliser simplement des espèces indigènes dans des jardins et réduire l'utilisation de l'eau constituent d'importantes mesures de préservation de la biodiversité, affirme Bernstein.
''Nous avons également besoin de politiques gouvernementales qui encouragent la protection des systèmes naturels à l'aide de mesures incitatives; beaucoup font le contraire actuellement'', a-t-il dit.
Enfin, nous avons besoin d'une nouvelle culture qui valorise, aime et protège la biodiversité, a déclaré l'auteur. Une telle culture existe lorsqu'il s'agit de notre santé –- maintenant, nous devons comprendre qu'elle est directement liée à la santé du monde naturel.
(* Publié au départ par des journaux d'Amérique latine qui font partie du réseau Tierramérica. Tierramérica est une agence de presse spécialisée créée par IPS avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le développement et le Programme des Nations Unies pour l'environnement). (FIN/2008)
http://ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=4062
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jeudi 10 avril 2008
=> OGM: les grains de la discorde
Paris (AFP)
Pour eclairer le debat sur l'introduction des organismes genetiquement modifies (OGM) dans l'agriculture, la Cite des Sciences a Paris presente du 8 avril au 28 septembre une exposition didactique qui donne la parole aux partisans comme aux detracteurs des nouvelles semences.
"OGM: les grains de la discorde" presente l'etat des cultures OGM dans le monde, les types de semences aujourd'hui cultivees et celles en preparation dans les laboratoires, dresse un inventaire des questions autour des impacts pour la sante et l'environnement de ces biotechnologies.
Les OGM sont enfin presentes comme un aboutissement du processus d'industrialisation de l'agriculture, dont l'introduction a grande echelle conditionne des choix de societe.
"Il est important d'exposer les faits, de rassembler toutes les pieces du dossier pour mettre en regard les enjeux, les avantages promis face aux inconvenients supposes", declare Alain Labouze, commissaire de l'exposition.
Le visiteur est accueilli par un grand epouvantail recouvert d'epis de ble et de mais, symbolisant a la fois l'effet de repoussoir des semences OGM contre les nuisibles, et la nuisance que representent les OGM aux yeux de leurs detracteurs.
Les cultures OGM, encore inexistantes il y a dix ans, couvrent deja 114 millions d'hectares dans le monde, principalement sur le continent americain et en Asie, avec quatre varietes de plantes commercialisees: le soja, le mais, le coton et le colza.
Douze millions d'agriculteurs, soit 1% de la population agricole, sont concernes dans 23 pays.
A cote des OGM pesticides, qui representent aujourd'hui la quasi-totalite de la production, les espoirs des scientifiques de mettre au point par transgenese de nouvelles varietes susceptibles d'eradiquer la malnutrition ou de guerir certaines maladies sont presentes dans le cadre des "OGM de deuxieme generation".
Sont aussi exposes le dilemme de l'agriculteur, qui cherche a ameliorer son rendement mais accroit sa dependance a l'egard des semenciers, la question de l'information du consommateur, les risques pour la biodiversite et la bataille autour des brevets, avec son corollaire, la privatisation du vivant.
Huit scientifiques, biologistes, ecologues, sociologues ou agronomes ont prete leur voix a l'exposition pour developper des argumentaires de 5 a 6 minutes chacun. Leurs points de vue, favorable, reserves ou hostile, sont parfois antagonistes, tantot complementaires.
Et pour que le debat, actuellement au Parlement francais, ne soit pas reserve aux experts, les avis de responsables de la FNSEA, de la Confederation paysanne, de Greenpeace et du semencier Limagrain ont aussi ete recueillis.
Le parcours, allege par quelques dessins de presse, est a la fois dense et exigeant : "On prend deux heures pour ressortir avec les idees claires", explique M. Labouze.
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À l’occasion de l’examen du projet de loi sur les OGM à l’Assemblée nationale, les députés ont fait adopter, contre l’avis de l’UMP, l’amendement 252 qui stipule que les OGM « ne peuvent être cultivés, commercialisés ou utilisés que dans le respect de l’environnement et de la santé publique, des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières commerciales qualifiées « sans organisme génétiquement modifié ». Il s’agit d’une avancée considérable qui permettra de préserver nos territoires agricoles et de promouvoir la qualité de nos produits.Aujourd’hui, en raison de pressions économiques multiples, nous craignons que le Gouvernement tente de revenir sur cet acquis en effaçant cette mesure de sauvegarde de notre patrimoine agricole et gastronomique.Pour les filières de qualité, et en particulier les AOC, garantir une production sans OGM revêt une importance capitale, et même vitale.Devant le silence du Gouvernement sur l’avenir de cet amendement, nous appelons toutes celles et ceux qui sont attachés à la sécurité et à la qualité alimentaire, les producteurs, les consommateurs, les restaurateurs, à se joindre à nous pour demander au Président de la République et au gouvernement de maintenir cette disposition dans la loi permettant ainsi de préserver nos AOC et plus généralement l’ensemble de nos productions sous label de qualité.
Signez la pétition pour maintenir cet amendement : http://amendement252.blogspot.com/2008/04/prserver-les-territoires-et-promouvoir.html
Pour eclairer le debat sur l'introduction des organismes genetiquement modifies (OGM) dans l'agriculture, la Cite des Sciences a Paris presente du 8 avril au 28 septembre une exposition didactique qui donne la parole aux partisans comme aux detracteurs des nouvelles semences.
"OGM: les grains de la discorde" presente l'etat des cultures OGM dans le monde, les types de semences aujourd'hui cultivees et celles en preparation dans les laboratoires, dresse un inventaire des questions autour des impacts pour la sante et l'environnement de ces biotechnologies.
Les OGM sont enfin presentes comme un aboutissement du processus d'industrialisation de l'agriculture, dont l'introduction a grande echelle conditionne des choix de societe.
"Il est important d'exposer les faits, de rassembler toutes les pieces du dossier pour mettre en regard les enjeux, les avantages promis face aux inconvenients supposes", declare Alain Labouze, commissaire de l'exposition.
Le visiteur est accueilli par un grand epouvantail recouvert d'epis de ble et de mais, symbolisant a la fois l'effet de repoussoir des semences OGM contre les nuisibles, et la nuisance que representent les OGM aux yeux de leurs detracteurs.
Les cultures OGM, encore inexistantes il y a dix ans, couvrent deja 114 millions d'hectares dans le monde, principalement sur le continent americain et en Asie, avec quatre varietes de plantes commercialisees: le soja, le mais, le coton et le colza.
Douze millions d'agriculteurs, soit 1% de la population agricole, sont concernes dans 23 pays.
A cote des OGM pesticides, qui representent aujourd'hui la quasi-totalite de la production, les espoirs des scientifiques de mettre au point par transgenese de nouvelles varietes susceptibles d'eradiquer la malnutrition ou de guerir certaines maladies sont presentes dans le cadre des "OGM de deuxieme generation".
Sont aussi exposes le dilemme de l'agriculteur, qui cherche a ameliorer son rendement mais accroit sa dependance a l'egard des semenciers, la question de l'information du consommateur, les risques pour la biodiversite et la bataille autour des brevets, avec son corollaire, la privatisation du vivant.
Huit scientifiques, biologistes, ecologues, sociologues ou agronomes ont prete leur voix a l'exposition pour developper des argumentaires de 5 a 6 minutes chacun. Leurs points de vue, favorable, reserves ou hostile, sont parfois antagonistes, tantot complementaires.
Et pour que le debat, actuellement au Parlement francais, ne soit pas reserve aux experts, les avis de responsables de la FNSEA, de la Confederation paysanne, de Greenpeace et du semencier Limagrain ont aussi ete recueillis.
Le parcours, allege par quelques dessins de presse, est a la fois dense et exigeant : "On prend deux heures pour ressortir avec les idees claires", explique M. Labouze.
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À l’occasion de l’examen du projet de loi sur les OGM à l’Assemblée nationale, les députés ont fait adopter, contre l’avis de l’UMP, l’amendement 252 qui stipule que les OGM « ne peuvent être cultivés, commercialisés ou utilisés que dans le respect de l’environnement et de la santé publique, des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières commerciales qualifiées « sans organisme génétiquement modifié ». Il s’agit d’une avancée considérable qui permettra de préserver nos territoires agricoles et de promouvoir la qualité de nos produits.Aujourd’hui, en raison de pressions économiques multiples, nous craignons que le Gouvernement tente de revenir sur cet acquis en effaçant cette mesure de sauvegarde de notre patrimoine agricole et gastronomique.Pour les filières de qualité, et en particulier les AOC, garantir une production sans OGM revêt une importance capitale, et même vitale.Devant le silence du Gouvernement sur l’avenir de cet amendement, nous appelons toutes celles et ceux qui sont attachés à la sécurité et à la qualité alimentaire, les producteurs, les consommateurs, les restaurateurs, à se joindre à nous pour demander au Président de la République et au gouvernement de maintenir cette disposition dans la loi permettant ainsi de préserver nos AOC et plus généralement l’ensemble de nos productions sous label de qualité.
Signez la pétition pour maintenir cet amendement : http://amendement252.blogspot.com/2008/04/prserver-les-territoires-et-promouvoir.html
dimanche 30 mars 2008
=> Désodorisants d’intérieur
Que choisir préconise d’éviter l’utilisation des désodorisants d’intérieur (déo de cuisine, de voiture…) qui saturent l’air ambiant de substances chimiques particulièrement nocives.
Il rappelle que ces désodorisant diffusent :
- des « cancérigènes certains » comme le benzène (1) et le formaldéhyde (2) .
- des « cancérigènes possibles » comme le toluène (3) et le naphtalène (4).
- des allergènes comme le limonène (5).
- des perturbateurs endocriniens comme les phtalates (6).
Que choisir a testé les quantités émises par 2 désodorisants :
- Le vaporisateur Brise Touch charge l’air de 4655µg/m3 de ces différents produits toxiques. Au-delà de 200µg/m3 l’air est considéré comme insalubre par l’agence pour l’environnement américaine.
- Les bâtonnets d’encens Ushuaia dégagent 110 fois plus de benzène que les normes admises et 70 fois plus de phtalate.
Source : « consommateur, si tu savais… » par Alain BAZOT, président de l’UFC Que Choisir
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(1) Le benzène est un constituant naturel du pétrole brut, mais il est généralement synthétisé à partir d'autres composés. C'est un solvant liquide cancérigène très utilisé dans l'industrie chimique.
(2) Le formaldéhyde (ou formol ou méthanal) est présent dans les produits d'une combustion incomplète de substances contenant du carbone (il y en a dans la fumée des feux de forêt, dans les rejets des automobiles, et dans la fumée du tabac. Le méthanal est aussi produit dans l'atmosphère sous l'action des rayons solaires et du dioxygène sur le méthane atmosphérique ainsi que sur d'autres hydrocarbures). Connu pour ses effets irritants sur les yeux, la gorge et le nez, cette substance est présente massivement dans les environnements intérieurs car les sources y sont multiples : produits de construction et de décoration (bois agglomérés et contre-plaqués, textiles, résines, matériaux d’isolation, tissus d’ameublement), ameublement, fumée de cigarette, shampooing, durcisseurs d'ongles, produits ménagers... En juin 2004, le formaldéhyde - ou méthanal - a été classé comme « cancérigène certain » par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui dépend de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Il est à l'origine de cancers de la cavité buccale, des fosses nasales, des sinus, et son implication dans les leucémies est jugée quasi certaine. Le méthanal est l'un des polluants les plus répandus à l'intérieur des habitations.
(3) Le toluène est présent en faible proportion dans le pétrole brut. Il est habituellement produit par la pétrochimie. On le retrouve dans les carburants et les solvants de peintures. On s'en sert également dans l'imprimerie, les adhésifs, les laques, et le tannage du cuir. L'inhalation de vapeurs de toluène est nocive et induit des nausées à plus hautes doses. L'inhalation chronique de toluène de façon prolongée provoque des dommages irréversibles au cerveau. La toxicité du toluène s'explique par le fait qu'il est très faiblement soluble dans l'eau : il ne peut donc pas quitter l'organisme par les voies traditionnelles (urine, fèces, transpiration).
(4) Le naphtalène est produit à partir du goudron de houille ou du pétrole. Cette substance sert à synthétiser les phtalates (cf. infra) et divers agents plastifiants, résines, teintures, insecticides ou répulsifs, etc... Le naphatalène est aussi employé dans certaines peintures, teintures et papiers d'emballage et pour tanner le cuir. Utilisé comme anti mite. Divers raports (ATSDR en 1995 et EPA aux États-Unis en 1998) ont mis en avant plusieurs la toxicologie de ce produit. Ils estiment que le naphtalène peut provoquer un empoisonnement respiratoire et digestif .
(5) Le limonène tire son nom de la "lime" ou "citron vert", qui, comme les autres agrumes, contient des quantités considérables de ce composé chimique. C'est un hydrocarbure terpène. À température ambiante, c'est un liquide incolore à odeur brillante, fraîche et propre d'orange, caractéristique des agrumes. Le limonène est utilisé en parfumerie, dans l'industrie agroalimentaire ainsi que dans l'industrie pharmaceutique. Il est également utilisé dans les produits nettoyants pour son odeur rafraichissante et son effets de solvant. L'utilisation du limonène est aussi très fréquente dans les produits cosmétiques. On n'a pas de preuve que ce produit soit cancérigène ou génotoxique pour l'Homme. L'IARC a classé le d-limonene under Class 3: "not classifiable as to its carcinogenicity to humans". Cependant les observations montrent que le limonène provoque un cancer du rein chez les rats mâles (mais pas chez la femelle en raison d'une protéine organique qui n'est produit que par les mâles). Irritant et allergène.
(6) Les phtalates sont apparentés à l’acide organique connu sous le nom d’acide phtalique. Il s'agit d'un dérive du naphtalène (cf. supra), hydrocarbure aromatique utilisé dans les matières plastiques. Les phtalates sont sont présents dans de nombreux produits de consommation. Ce sont des additifs utilisés couramment dans les matières plastiques et d’autres matériaux (principalement pour les rendre souples et flexibles). De ce fait, ils se retrouvent dans le PVC, dans les revêtements en vinyle, les rideaux de douche, certains sacs plastiques et joints d'étanchéité souples, les couches, les jouets souples d'importation et même dans de nombreux matériels médicaux (poche de sang, cathéter, gants...). Les cosmétiques représentent la deuxième principale application des phtalates où ils sont notamment incorporés afin d’augmenter le pouvoir de pénétration d’un produit sur la peau ou d’empêcher le vernis de craquer. Les phtalates sont classés comme toxiques. Il reste quelques suspicions à propos des effets cancérigènes de ces phtalates. Bien que ces effets aient été prouvés sur des rongeurs (tumeurs hépatiques), les mécanismes biologiques n’étant pas rigoureusement identiques, il n’est pas possible d’affirmer que les phtalates soient cancérigènes pour l’homme. En revanche, des effets ont été démontrés en ce qui concerne les problèmes de fertilité ou de croissance chez les enfants exposés à de fortes doses en période prénatale ou néonatale. Les phtalates sont reconnus pour être des perturbateurs endocriniens. L’étiquetage de ces composés nécessite la mention « Toxique » et « Dangereux pour l’environnement ». Plusieurs normes ont été adoptées dans le monde pour limiter voire interdire l’utilisation des phtalates dans les produits à risques.
L’utilisation de certains phtalates dans les articles de puériculture ou les jouets destinés aux enfants de moins de 3 ans a notamment été interdite depuis quelques années (voir la directive 2005/84/CE (pdf) dans l’Union Européenne et le décret de transposition n° 2006-1361 du 9 novembre 2006 en France). Concernant les produits cosmétiques, la réglementation varie, l’Union Européenne interdit l’utilisation du DEHP dont le potentiel toxique est le plus élevé, alors que le Canada demande à ce que tous les produits cosmétiques soient étiquetés pour informer le consommateur sur la présence de phtalates ou non.
Il rappelle que ces désodorisant diffusent :
- des « cancérigènes certains » comme le benzène (1) et le formaldéhyde (2) .
- des « cancérigènes possibles » comme le toluène (3) et le naphtalène (4).
- des allergènes comme le limonène (5).
- des perturbateurs endocriniens comme les phtalates (6).
Que choisir a testé les quantités émises par 2 désodorisants :
- Le vaporisateur Brise Touch charge l’air de 4655µg/m3 de ces différents produits toxiques. Au-delà de 200µg/m3 l’air est considéré comme insalubre par l’agence pour l’environnement américaine.
- Les bâtonnets d’encens Ushuaia dégagent 110 fois plus de benzène que les normes admises et 70 fois plus de phtalate.
Source : « consommateur, si tu savais… » par Alain BAZOT, président de l’UFC Que Choisir
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(1) Le benzène est un constituant naturel du pétrole brut, mais il est généralement synthétisé à partir d'autres composés. C'est un solvant liquide cancérigène très utilisé dans l'industrie chimique.
(2) Le formaldéhyde (ou formol ou méthanal) est présent dans les produits d'une combustion incomplète de substances contenant du carbone (il y en a dans la fumée des feux de forêt, dans les rejets des automobiles, et dans la fumée du tabac. Le méthanal est aussi produit dans l'atmosphère sous l'action des rayons solaires et du dioxygène sur le méthane atmosphérique ainsi que sur d'autres hydrocarbures). Connu pour ses effets irritants sur les yeux, la gorge et le nez, cette substance est présente massivement dans les environnements intérieurs car les sources y sont multiples : produits de construction et de décoration (bois agglomérés et contre-plaqués, textiles, résines, matériaux d’isolation, tissus d’ameublement), ameublement, fumée de cigarette, shampooing, durcisseurs d'ongles, produits ménagers... En juin 2004, le formaldéhyde - ou méthanal - a été classé comme « cancérigène certain » par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui dépend de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Il est à l'origine de cancers de la cavité buccale, des fosses nasales, des sinus, et son implication dans les leucémies est jugée quasi certaine. Le méthanal est l'un des polluants les plus répandus à l'intérieur des habitations.
(3) Le toluène est présent en faible proportion dans le pétrole brut. Il est habituellement produit par la pétrochimie. On le retrouve dans les carburants et les solvants de peintures. On s'en sert également dans l'imprimerie, les adhésifs, les laques, et le tannage du cuir. L'inhalation de vapeurs de toluène est nocive et induit des nausées à plus hautes doses. L'inhalation chronique de toluène de façon prolongée provoque des dommages irréversibles au cerveau. La toxicité du toluène s'explique par le fait qu'il est très faiblement soluble dans l'eau : il ne peut donc pas quitter l'organisme par les voies traditionnelles (urine, fèces, transpiration).
(4) Le naphtalène est produit à partir du goudron de houille ou du pétrole. Cette substance sert à synthétiser les phtalates (cf. infra) et divers agents plastifiants, résines, teintures, insecticides ou répulsifs, etc... Le naphatalène est aussi employé dans certaines peintures, teintures et papiers d'emballage et pour tanner le cuir. Utilisé comme anti mite. Divers raports (ATSDR en 1995 et EPA aux États-Unis en 1998) ont mis en avant plusieurs la toxicologie de ce produit. Ils estiment que le naphtalène peut provoquer un empoisonnement respiratoire et digestif .
(5) Le limonène tire son nom de la "lime" ou "citron vert", qui, comme les autres agrumes, contient des quantités considérables de ce composé chimique. C'est un hydrocarbure terpène. À température ambiante, c'est un liquide incolore à odeur brillante, fraîche et propre d'orange, caractéristique des agrumes. Le limonène est utilisé en parfumerie, dans l'industrie agroalimentaire ainsi que dans l'industrie pharmaceutique. Il est également utilisé dans les produits nettoyants pour son odeur rafraichissante et son effets de solvant. L'utilisation du limonène est aussi très fréquente dans les produits cosmétiques. On n'a pas de preuve que ce produit soit cancérigène ou génotoxique pour l'Homme. L'IARC a classé le d-limonene under Class 3: "not classifiable as to its carcinogenicity to humans". Cependant les observations montrent que le limonène provoque un cancer du rein chez les rats mâles (mais pas chez la femelle en raison d'une protéine organique qui n'est produit que par les mâles). Irritant et allergène.
(6) Les phtalates sont apparentés à l’acide organique connu sous le nom d’acide phtalique. Il s'agit d'un dérive du naphtalène (cf. supra), hydrocarbure aromatique utilisé dans les matières plastiques. Les phtalates sont sont présents dans de nombreux produits de consommation. Ce sont des additifs utilisés couramment dans les matières plastiques et d’autres matériaux (principalement pour les rendre souples et flexibles). De ce fait, ils se retrouvent dans le PVC, dans les revêtements en vinyle, les rideaux de douche, certains sacs plastiques et joints d'étanchéité souples, les couches, les jouets souples d'importation et même dans de nombreux matériels médicaux (poche de sang, cathéter, gants...). Les cosmétiques représentent la deuxième principale application des phtalates où ils sont notamment incorporés afin d’augmenter le pouvoir de pénétration d’un produit sur la peau ou d’empêcher le vernis de craquer. Les phtalates sont classés comme toxiques. Il reste quelques suspicions à propos des effets cancérigènes de ces phtalates. Bien que ces effets aient été prouvés sur des rongeurs (tumeurs hépatiques), les mécanismes biologiques n’étant pas rigoureusement identiques, il n’est pas possible d’affirmer que les phtalates soient cancérigènes pour l’homme. En revanche, des effets ont été démontrés en ce qui concerne les problèmes de fertilité ou de croissance chez les enfants exposés à de fortes doses en période prénatale ou néonatale. Les phtalates sont reconnus pour être des perturbateurs endocriniens. L’étiquetage de ces composés nécessite la mention « Toxique » et « Dangereux pour l’environnement ». Plusieurs normes ont été adoptées dans le monde pour limiter voire interdire l’utilisation des phtalates dans les produits à risques.
L’utilisation de certains phtalates dans les articles de puériculture ou les jouets destinés aux enfants de moins de 3 ans a notamment été interdite depuis quelques années (voir la directive 2005/84/CE (pdf) dans l’Union Européenne et le décret de transposition n° 2006-1361 du 9 novembre 2006 en France). Concernant les produits cosmétiques, la réglementation varie, l’Union Européenne interdit l’utilisation du DEHP dont le potentiel toxique est le plus élevé, alors que le Canada demande à ce que tous les produits cosmétiques soient étiquetés pour informer le consommateur sur la présence de phtalates ou non.
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