lundi 9 juin 2008
=> Obéis, soit simple, soit sobre ! (R)engagez-vous...
« De l’appel au citoyen dans l’administration du désastre. De la décroissance à l’Ecologie d’Etat en passant par la consomm’action.
Les critiques de la croissance économique pleuvent ces jours-ci. Et c’est encore en vain.
Je trie, tu tries, il trie, nous recyclons...
Parce qu’héritier direct de l’altermondialisme, de sa dénonciation simpliste de la « malbouffe », de ses méthodes citoyennistes de « désobéissance civile » sur terrain de luttes délimité et légitimé par l’Etat, de son utilisation à gogo des médias par la création d’happenings de sacrifiés à la patrie juridico-étatique reconnaissante (Moi lumière de l’antipub de toute la terre !, je me sacrifie de manière édifiante en assumant pleinement mes actes de citoyens et par là je te montre ma bonne foi à vouloir continuer à ramper devant toi), le mouvement de dénonciation de la croissance en connaît les travers comme toutes les compromissions actuelles et à venir.
J’aime mon quartier et mon toutou, je ramasse !
Partout le citoyennisme des petits gestes à notre portée de main pour « sauver la planète » (oui, toi aussi tu peux le faire !) est la forme aboutie de la gestion de l’Etat déployée jusqu’aux plus petits de ses rouages que nous sommes : les citoyens. Loin d’être une « alternative », ce mode de mobilisation du citoyen est commun aux tenants de l’ordre techno-économique comme à ceux qui penseraient pouvoir s’y opposer. Des pages « astuces », « L’action du mois » « simplicité volontaire » ou « consommer responsable » de Marie Claire, Elle, 60 millions de consommateurs à L’Âge de Faire, L’Ecologiste, Consommer demain ou La Décroissance, le bruit de fond médiatique nous pousse à nous mettre à genoux devant notre responsabilisation individuelle comme devant l’illusion de notre responsabilisation collective qui dans le dernier sursaut dû à sa propre agonie, ne ferait pas autre chose qu’administrer le désastre en sur-organisant toujours plus loin sa production infinie.
Je vote, tu votes, il vote, nous te plumerons...
Ces dernières années, l’appel au citoyen s’épanouit et continuera à (re)mobiliser la société marchande toute entière autour de la gestion de la catastrophe écologique annoncée en usant de ce qui fait le mieux sa réussite et sa domination. La Méga-machine a trouvé dans cette nouvelle thématique un moyen d’asseoir plus encore son contrôle tellement nous nous trouvons tous dans son intérieur le plus intime. Elle entend désormais nous contrôler par le chantage à sa propre survie à laquelle la notre est également attachée : c’est alors le cocktail usé jusqu’à la corde, d’hyperresponsabilisation individuelle (ainsi d’une rubrique « La saloperie que nous n’achèterons pas ce mois-ci » dans un journal), de culpabilisation autoritaire (tes déchets, tu trieras !) et d’infantilisation à l’extrême (tes enfants tu n’iras pas chercher à l’école en cas de catastrophe et sur un mode d’intimidation sous les traits du comique, « au journal La décroissance tu t’abonneras sinon la planète moura »).
Un shoot de « décroissance » et ça repart !
Comme dans le discours des collectivités territoriales, partout les prétextes de la citoyennisation du monde et des esprits, sont la crise, la catastrophe, la déplétion du pétrole annoncée, qui se doivent être suffisamment pédagogiques pour éduquer nos jeunes têtes de la « décroissance shootenable », aux bons gestes comme aux saines et vertueuses idées. La catastrophe et l’administration du désastre qui se préparent, permettent ainsi d’obtenir l’identification des rouages de la société techno-économique que nous sommes, à la totalité sociale menacée de prendre l’eau de toute part, et dont le sort dépendrait de la bonne volonté de chacun. L’écologie citoyenne est à la survie de la société économique, ce qu’a été pendant la Bataille d’Angleterre la « défense passive » à la survie de l’Empire britannique. Il n’y a pas d’autre chose dans la « politique des sacrifices » de la « décroissance shootenable », dans l’appel à se serrer la ceinture avec la sobriété et la frugalité citoyenne, l’appel à se comporter « de manière responsable » avec la simplicité volontaire et le slowfood. Le message est à l’identification avec la gestion de la dépossession et à s’y intégrer plus encore. C’est l’amour pour Maman la totalité sociale que l’on veut décupler pour venir réfléchir à son chevet comment la sauver. Oui, nous sommes tous dans cette même barque à moitié coulée. Si Maman est aveugle et sourde à son désastre, alors le bon et brave citoyen décroissant devra s’évertuer à faire la danse du ventre devant l’autel de la religion commune pour qu’elle en prenne plus rapidement conscience (viiite ou la planète va mourir !). Et le fils prodigue de la totalité sociale nous fait déjà son soliloque. Mais si Bébé-citoyen peut bien casser son biberon, ce n’est pas une révolution.
A la maison départementale de la démocratie, tu te rendras et tu nous écouteras...
C’est ainsi que chaque citoyen est mobilisé pour aujourd’hui bien sûr (de l’eau, tu ne gaspilleras pas ! sinon tu te dessècheras), mais avant tout pour les générations futures, à commencer par le souci de ses propres enfants (le téléphone portable pour ton bambin, tu éviteras, toi tu continueras ! Les matières grasses tu lui éviteras !). Comme ces dizaines de bénévoles qui se précipitent pour ramasser à mains nues des galettes de fioul sur les plages après une marée noire, à côté des bidasses mobilisés d’office, le citoyennisme de la consomm’action responsable fait partie de la remobilisation marchande à l’avant-garde de la mutation mondiale de l’éco-capitalisme (la « malbouffe » tu n’achèteras pas, les produits locaux et « bio » tu consommeras, le petit commerce tu chériras... plus heureux tu seras !). La « consommation engagée » est donc mobilisée sur le nouveau front de l’éducation du consommateur pour qu’il ne continue plus à menacer l’intégrité de la totalité sociale. Les publicitaires apprennent à vendre, les consomm’acteurs apprennent à consommer. La boucle encore imparfaite (Maman était encore une jeune fille) est bouclée. La société économique est totale.
Je décrois, tu décrois, il décroît, et toujours pour tes « vrais besoins » tu consommeras.
Il n’y a pas au fond de différences entre la propagande des collectivités publiques poussant le citoyen à se comporter en citoyen aux vertus responsables (trier ses déchets, coller sur sa boite aux lettres un autocollant départemental « Stop pub », limiter sa consommation d’eau ou de médicaments, accepter le changement d’horaire pour économiser l’énergie, etc.) et les pratiques des « alternatifs ». Le troupeau des citoyens est partout le régiment d’agents inconditionnels sur lequel on pourra compter et prélever à merci, sachant que dans l’amour pour la Cité techno-marchande qui nous nourrit et que nous faisons vivre, cette dernière est pour nous tous, notre Maman. Entre Maman et son bébé-citoyen s’est finalement établi un système autarcique où la production satisfait automatiquement la consommation. La machinerie technologique nourricière et la population vivent et dépendent tellement l’une de l’autre, que celle-ci ne souhaite nullement rompre la perfusion économique et ne s’en sent d’ailleurs pas capable. Qu’il est dur pour Bébé-citoyen de s’arracher au sein maternel qui nourrit le terrain de sa contestation.
Comptez sur nous, nous comptons sur vous...
Car les citoyens, cette invention de l’Etat techno-économique taillée dans les restes du monde que nous ne formons plus pour constituer une humanité neuve organiquement acquise à sa cause, sont ceux qui au sein de la perte générale du lien social dans une société partout englobante, persistent envers et contre tout à proclamer leur participation abstraite à une société simulée qui n’existe plus que dans le miroir de son perpétuel Spectacle. Les citoyens ils l’aiment la société du Spectacle de la relation sociale. Car le citoyen c’est la matière première du Tout social sur laquelle il frappe de son marteau sur son enclume industrielle. L’Etat et ses citoyens sont l’avers et le revers d’une même monnaie : notre mode de vie totalisant dans l’invention de l’économie, l’ensemble des dimensions de ce que nous sommes et qui voulaient vivre de manière autonome.
Qu’est ce qui est léger, gratuit, qu’on vous livre à domicile et qui peut décider du destin d’une nation (tataaan !) ? Inscrivez-vous sur les listes électorales...
L’amour de l’Etat pour ses citoyens est alors sans limites, il les adore et les mange de ses baisers. Et « l’éducation à la citoyenneté » à l’école est d’ailleurs là pour faire en sorte que cela soit réciproque. L’idéologie du citoyennisme au travers de ce que nous transmet la totalité sociale qui nous a engendré, fait donc partie des mythes et des illusions qui la rendent vivable. Maman compte bien rentrer dans ses fonds, et à l’heure de son désastre écologique imminent, elle y met l’instinct et l’obstination invincibles d’une Mère poule qui couverait ses derniers oeufs : investir dans « l’éducation au développement durable » de ses futurs citoyens, c’est du rentable ! Quand tout le monde aura compris (salauds de pauvres qui vont encore au hard discount du coin !), bientôt des millions de terrifiantes cohortes de « consommateurs engagés » iront retirer au distributeur économique les nouvelles marchandises « utiles et 100% super-sympa ». La remobilisation militante des consciences des citoyens est une question de vie ou de mort pour elle. Et la contestation et l’administration citoyennistes ne font désormais plus qu’un.
Obéis, soit simple, soit sobre ! (R)engagez-vous...
Tout appel aux citoyens est alors comme une affiche perpétuelle de mobilisation générale par temps de paix afin d’essayer toujours de vivre normalement dans des conditions qui tuent. L’appel au citoyennisme n’est alors que militarisation de la société entre-deux-guerres, notre nouveau devoir social pour nous qui sommes dans le ventre de la baleine économique qui nous a tous englouti. Citoyen-consommateur, (r)engagez-vous ! afin de faire circuler l’identique mouvement que vous recevez au pignon voisin sur lequel vous vous engrenez. De toute façon Maman se charge de tout, de la soupe et de la purge écologiste, des périls de la rue, de l’école, de sa « malbouffe » et de ses nuisances qu’elle régule (fumer tue !). Et même si Bébé citoyen répugne à être torché à chaque élection, une bonne fessée de temps et temps lui rappellera qu’on ne résiste pas à l’amour maternel. L’éco-consommation, c’est comme tout, il finira de toute façon par comprendre.
Je m’auto limite, tu t’auto limite, il s’auto limite, ta liberté et ton autonomie nous limiterons ...
Par cet appel incessant à atténuer le désastre que celui qui appelle produit, le citoyen est amené par là à prolonger l’effondrement de sa dépossession toujours plus poussée. Le citoyen est le dépossédé que l’appareillage technicien, politique, bureaucratique, économique, machinique, a besoin pour étendre ses dispositifs. Il est l’envers, ou plutôt le point d’application précis de toutes les techniques instrumentales, de délégation, de contrôle, de complexification, d’imbrication, de dépossession, de son propre sauvetage aussi. Le citoyen lui, est au garde à vous, et il avale. L’implantation durable de la fabrique du citoyen est la principale victoire de la Mégamachine. Et nul, assurément, n’est mieux placé que l’écologie citoyenniste et étatiste pour profiler les futurs citoyens responsables qui déconsommeront jusqu’à ce que Maman puisse reprendre une bouffée d’oxygène.
As-tu bien déconsommé aujourd’hui ? (publicité sur un télécran)
Mais tout à l’illusion de sa liberté, Bébé-citoyen prospère, il s’égosille, tape du pied et fait gicler la purée sur les murs : que voulez-vous, le petit fait ses dents. Le citoyen fait alors des propositions à Maman en créant son propre Parti politique ; Oui Bébé il est content, droit dans ses pantoufles, il donne même un interview à France Inter et fait 5% (imaginez-vous ?) sur une liste des municipales ! Tataan ! Propositions que la domination pourrait peut-être un jour prendre à son compte, une fois truffées de réalisme, pour en faire d’honorables trompe-couillons. Inconscient de sa puérilité, Bébé-citoyen ne se rend pas compte que ses jeux-mêmes supposent ce doux nid d’amour qui le fabrique. Il ne se rend pas compte que son appel à l’Etat et au volontarisme collectif vient non pas de sa liberté mais du plus profond de sa participation à la société, de sa situation même dans la société où il n’est que rouage dans la chaîne du travail et de la consommation séparés.
42 millions de personnes l’ont déjà ! Et vous ? Se faire recenser et contrôler, donne des droits.
Une guitare à la main et un brin d’herbe à la bouche, son appel à l’Etat (pollueurs-payeurs, revenu garanti par la tété économique, fiscalité écologique, police écologique) est en réalité perpétuellement un appel au renforcement urgent de l’appareillage technicien et politique (sinon la planète va mouriiir !). Il ne se rend pas compte que réclamer à Maman une « décroissance », présuppose de rester dans une société intégralement marchande, c’est-à-dire après une courte fugue et avoir fait toute une scène, retourner sous les jupes de Maman. Trop jeune dans sa contestation, il ne se rend donc pas compte qu’il ne fait que réclamer de nouveaux joujoux. Et quand Bébé-citoyen a bien hurlé, on le mouche et il s’endort. Un grand poutou sur la joue, bien bordé, nous avons toujours aimé Maman.
Devenez responsables, Faites de la politique mes braves moutons »
lundi 26 mai 2008
=> Renault : palme d’or 2008 du dérèglement climatique
Ce matin (23 mai), Agir pour l’Environnement, le Réseau Action Climat, Greenpeace France et les Amis de la Terre Paris ont remis au constructeur automobile Renault la palme d’or 2008 du dérèglement climatique. Ce prix a été décerné au constructeur hexagonal pour la commercialisation imminente d’un 4x4, le KOLEOS, que les associations ont rebaptisé, le CO2LEOS. Parallèlement à cette première action, les associations ont mis en ligne un contre-site, www.koleos.tv qui servira dans les semaines à venir d’outil de mobilisation.
Ce véhicule fabriqué en Corée rejettera 209 grammes de CO2 par kilomètre parcouru, en cycle normalisé. Renault ambitionne de vendre chaque année plus de 100.000 véhicules de ce type, soit un impact climatique égal à l’émission de 300.000 tonnes de CO2 !
Alors que le Parlement européen débat actuellement d’un règlement visant à réduire à 120g/km, les rejets de CO2 des véhicules particuliers, les associations dénoncent l’irresponsabilité de Renault.
En Europe, le secteur des transports est le seul à voir ses émissions de CO2 augmenter depuis 1990 (+26 %). À elles seules, les voitures sont responsables de 12 % des rejets. En France, les transports constituent la principale source de rejets de gaz à effet de serre avec 26 % de nos émissions (dont 14 % pour les véhicules particuliers).
Pendant plus de dix ans, les constructeurs automobiles européens ont fait des promesses mensongères sur les efforts qu’ils étaient prêts à consentir pour être responsables. Non contents d’avoir délibérément fait perdre du temps à la lutte contre les changements climatiques, les constructeurs automobiles européens développent depuis plusieurs mois une campagne massive de lobbying pour vider de toute contrainte le projet de réglementation européenne.
L’ambition climatique européenne doit se traduire par une obligation de limiter la moyenne des émissions de CO2 à 120g/km d’ici à 2012 et 80g/km d’ici à 2020. Les commissions « Environnement » et « Industrie » du parlement européen qui se réunissent la semaine prochaine doivent mettre en place un système de pénalités immédiatement dissuasif égal à 150 euros pour chaque gramme de CO2 supérieur au seuil retenu pour chaque véhicule vendu.
Une réglementation ambitieuse aurait le triple mérite de créer une dynamique industrielle vertueuse tout en réduisant nos émissions de CO2, la facture de carburant des ménages et les risques sur la route.
samedi 24 mai 2008
=> Documentaire : the story of stuff (l'histoire des objets) n°3
The Story of stuff est un documentaire présentant de manière claire et pédagogique le cycle des produits et services que nous consommons ...
The Story of Stuff explique pourquoi, à chaque étape du cycle de consommation tel qu'il est aujourd'hui, la planète est en danger et pourquoi il est urgent de changer nos habitudes...
Chapitre 5 = consommation
Chapitre 4 = élimination et conclusion
jeudi 15 mai 2008
=> Documentaire : the story of stuff (l'histoire des objets) n°1
The Story of stuff est un documentaire présentant de manière claire et pédagogique le cycle des produits et services que nous consommons ...
Annie Leonard est une américaine qui vit en Californie. Elle est une spécialistes des questions de commerce international, de développement durable et de santé publique. Après avoir occupé plusieurs postes dans ces domaines, dont un poste de responsable à Greenpeace, elle est aujourd'hui coordinatrice d'une fondation pour une production et une consommation durable.
The Story of Stuff explique pourquoi, à chaque étape du cycle de consommation tel qu'il est aujourd'hui, la planète est en danger et pourquoi il est urgent de changer nos habitudes...
Chapitre 1 = introduction
Chapitre 2 = extraction
mardi 13 mai 2008
=> Manger «mieux» emet moins de CO² que manger local
le Journal de l’Environnement, 24/04/08
Victor Roux-Goeken
Une equipe de chercheurs de l’universite americaine de Carnegie Mellon a realise un bilan carbone (1) de la production alimentaire aux Etats-Unis. L’etude est parue recemment dans Environmental science and technology. Comme dans l’Union europeenne, un aliment est transporte sur de longues distances aux Etats-Unis – plus de 1.600 km pour la distribution, plus de 6.700 km parcourus durant le «cycle de vie» d’un aliment. Pour autant, sur les 8,1 tonnes equivalent CO2 annuelles liees a l’alimentation d’un foyer americain, seules 11% proviennent du transport. 83% sont emises lors de la phase de production en tant que telle. Sans surprise, l’etude constate que la production de viande rouge emet 150% de gaz a effet de serre de plus que celle de poulet ou de poisson. L’etude conclut qu’acheter local peut être moins efficace, en terme d’emissions de CO2, que manger plus sainement.
(1) "Food-Miles and the Relative Climate Impacts of Food Choices in the United States", Christopher L. Weber and H. Scott Matthews, Web Release
Date: 16-Apr-2008
<http://www.journaldelenvironnement.net/fr/document/detail.asp?id=18213&idThema=4&idSousThema=23&type=JDE
mardi 29 avril 2008
=> protection du consommateur : le "RAPEX"
Chaque vendredi, la Commission publie une liste des produits dangereux notifiés par les autorités nationales (les notifications RAPEX). Cet aperçu hebdomadaire fournit toutes les informations sur le produit concerné, le danger potentiel qu'il présente et les mesures prises par le pays à l'origine de la notification.
Consulter la liste des notifications de la semaine écoulée
Un outil de recherche permet par ailleurs de trouver tous les produits correspondant à une catégorie spécifique (en anglais). Ainsi, en tapant «toy» vous obtiendrez la liste de tous les jouets notifiés (informations disponibles à partir de 2005).
Un rapport présente un bilan de l'année écoulée.
Pour 2007, le nombre de produits dangereux retirés du marché de l’UE s’est accru de 53% par rapport à 2006. Cette augmentation de 1 051 notifications en 2006 à 1 605 l’an dernier indique que la capacité de surveillance des États membres s’améliore d’année en année. Les jouets sont, de loin, la catégorie de produits faisant l’objet du plus grand nombre de notifications, ce qui confirme que la sécurité des enfants constitue une priorité pour les autorités de surveillance du marché, bien que les véhicules motorisés, les appareils électriques et les cosmétiques soient également bien présents dans les produits notifiés au système RAPEX. Les jouets (417), les véhicules motorisés (197) et les appareils électriques (156) sont, à eux seuls, à l’origine de plus de la moitié des notifications de 2007. Plus d’un produit sur trois notifié était soit un jouet soit un article de puériculture, ce qui témoigne de l’importance que les autorités de surveillance du marché accordent à cette catégorie. En 2007, une nouvelle fois, le pays d’origine de plus de la moitié des produits dangereux découverts était la Chine (700 notifications).
Source : site de l'union européenne et ce communiqué officiel
Textes applicables : en ligne
samedi 26 avril 2008
=> Analyse de Cycle de Vie
L’Analyse de Cycle de Vie (ACV) est une analyse globale des impacts environnementaux dus à un produit tout au long de son cycle de vie, c’est-à-dire depuis l'extraction des matières premières, en passant par la fabrication,les transports, l’utilisation, et jusqu'au traitement final des déchets.
L'analyse quantifie les consommations et les émissions de matières et d’énergie à chaque étape du cycle de vie. A partir de ces données, on procède à l'évaluation d'un ensemble d'impacts environnementaux (consommation d'énergie, effet de serre, épuisement des ressources naturelles, acidification, quantité de déchets générés...).
=> recyclage téléphone portable
Bien souvent, le téléphone fonctionne encore très bien mais il est considéré comme obsolète.
19 millions de téléphones portables sont ainsi remplacés chaque année en France. Les appareils usagés sont alors mis à la poubelle (pour 15% d'entre eux) ou croupissent dans les tiroirs (85%). Un constat bien alarmant quand on connaît leur toxicité : mercure, chrome, plomb, batteries en nickel et cadmium...Un portable inutilisé est un portable qui pollue.
- Distributeurs, points de collecte, associations et déchetteries reprennent les portables -
Depuis 2005, tous les distributeurs sont obligés de reprendre l'ancien appareil lors de la vente d'un nouveau. Les portables sont ensuite envoyés vers l'un des trois éco-organismes agréés (Ecologic, Eco-Systèmes, ERP), en charge des filières de recyclage financées grâce à l'éco-contribution.
Il est également possible de déposer les appareils dans un point de collecte (fnac), à une association (Emmaüs, Envie...) qui les recycle, ou directement dans une benne spécifique à la déchetterie. Un portable confié à une association est généralement réutilisé ou, si cela est impossible, recyclé.
- La société Fonebak -
La société fonebak (www.fonebak.fr) récupère les téléphones "inertes" via 2000 points de collecte en France. Les appareils sont testés avant d'être remis sur le marché dans les pays émergents (europe de l'est, afrique, asie), très demandeurs pour une population ne disposant pas de ligne fixe. LA réutilisation préserve les ressources naturelles en évitant de réextraire des matériaux de production. La création d'un nouveau téléphone a un bilan carbone très élevé, supérieur à celui de la réutilisation.
Les mobiles HS sont recyclés : les plastiques sont fondus, les métaux (or, argent, ...) sont ré-extraits et réutilisés. Les chargeurs et batteries subissent le même sort. Le platisque sert par exemple à produire des pare chocs automobiles. Certains produits non réutilisables sont éliminés (nickel ou lithium).
vendredi 18 avril 2008
=> PC écolo ?
HP et Intel se sont alliés pour créer des stations de travail "respectueuses de l'environnement". Les deux constructeurs viennent de présenter en janvier 2008 deux nouveaux modèles – les DC 5800 et DC 7800 – à San Francisco.
L'objectif est de diminuer la consommation d'électricité. Ces deux modèles ont été conçus pour limiter au maximum la consommation d'énergie grâce à :
- une alimentation électrique innovante
- un logiciel facilitant la gestion des mises en veille automatiques.
- l'usage d'un disque dur SSD de SanDisk qui garantit un démarrage et des temps de chargement plus rapides, ainsi qu'une optimisation de la consommation électrique.
Coût : 550€ .
mardi 8 avril 2008
=> L'agrafeuse sans agrafes
Une simple pression sur l’agrafeuse découpe simultanément une languette dans l’épaisseur de la liasse de papier ainsi qu’une encoche puis son mécanisme insère cette languette dans l’encoche.
Fonctionne jusqu’à 4 feuilles.
Permet d'optimiser le tri des déchets (plus d'agrafe métallique sur les papiers destinés au recyclage...)
Agrafeuse sans agrafe
envoyé par kozati