mardi 29 avril 2008

=> Consommation électrique

Tous les appareils laissés en veille consomment la production d'un réacteur nucléaire à l'échelle du pays. Eteignons les !

Eteignons complétement les ordinateurs (écrans compris), n'utilisons pas le mode veille des télé, chaîne hifi, etc...

(source : greenpeace)

lundi 28 avril 2008

=> transport et écologie

* Le cycliste est moins exposé à la pollution automobile que le passager d'une voiture : la pollution stagnant au niveau du sol, elle est aspirée par le système de ventilation du véhicule.

* Il faut faire environ 5 km pour qu'un moteur arrive à bonne température et qu'un pot catalytique fonctionne normalement. Or, les 2/3 des déplacements en voiture sont inférieurs à 5 km, distance idéale pour le vélo !

* Les investisements pour les voies cyclables ne représentent que 3% du budget tranports en France.

Source : fédération française des usagers de la bicyclette.

dimanche 27 avril 2008

=> Des maisons écolos pour les petits revenus

Totalement revêtues de bois, les deux maisons semblent tout droit débarquer des pays scandinaves. Fabriquées à base de matériaux recyclables, ces habitations mitoyennes, inaugurées hier à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), ont été achetées par deux jeunes couples du quartier à revenus modestes pour 150 000 euros, sans le terrain. Un prix défiant toute concurrence pour une maison de 100 m2 construite à cinq minutes de Paris en RER, dans le quartier populaire Cristino-Garcia en pleine réhabilitation. « Nous ne voulions pas que le renchérissement urbain chasse les habitants de ce secteur », justifie Didier Paillard, maire PCF de Saint-Denis, qui subventionne une partie du coût de la construction s'élevant à 220 000 euros.

Fabriquées par le groupe SPL, spécialiste dans le logement social de qualité en matériaux écologiques, ces maisons concentrent aussi des systèmes d'économie d'énergie. Le chauffage s'inspire d'une technique finlandaise selon laquelle l'alimentation d'un poêle durant deux heures suffit à chauffer l'ensemble des pièces pendant 24 heures. La récupération des eaux de pluie devrait couvrir 40 % des besoins ménagers.

Carole Bianchi (avec AFP) - ©2008 20 minutes
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http://www.ville-saint-denis.fr/jsp/site/Portal.jsp?article_id=1147&portlet_id=1943
Les propriétaires des premières maisons écologiques ont reçu officiellement leurs clés. Ces maisons en bois et en brique de terre crue sont les premières du futur éco quartier que la ville souhaite créer à Cristino-Garcia.
Récupération des eaux de pluie, poêle de masse en pierre de lave qui chauffe toute la maison, murs en bois recyclables, toiture végétalisée : quatre maisons écologiques viennent de sortir de terre, dans le quartier de la Petite Espagne à Cristino-Garcia, rue Maria Leonor Rubiano.
Mercredi 2 avril 2008, deux jeunes couples ont reçu officiellement les clés de leur maison « haute qualité durable » des mains du maire Didier Paillard, du sous-préfet et de Christian Giuganti, directeur de Logirep. Ces maisons mitoyennes de cinq pièces et 100 m 2 chacune avec un jardin, sont aussi des logements sociaux, permettant ainsi à des familles modestes dionysiennes de bénéficier d’un logement à la fois écologique et social.
Il a fallu trois ans pour mener le projet à terme. En 2003, la ville lance avec la SEM Plaine Commune Développement et en associant les habitants du quartier, une étude pour envisager la construction de logements sociaux et écologiques, sur des parcelles de terrain lui appartenant. Les logements sont en accession à la propriété, avec un système juridique original « à l’anglaise » distinguant la propriété des murs, et du terrain. Le terrain reste la propriété de la commune. Dans un premier temps, les accédants paieront la construction et ensuite ils auront l’opportunité d’acheter le terrain. Deux autres maisons seront livrées en juin pour être mises en location sous le régime d’un bail emphytéotique de 65 ans avec la ville qui demeure propriétaire du terrain.
Un enjeu majeur : des maisons qui coûtent moins cher à l’usage 40 % d’économie sur la facture d’eau
Fabriquées par le groupe SPL, spécialiste dans le logement social de qualité en matériaux écologiques, ces maisons concentrent aussi des systèmes d'économie d'énergie. Le chauffage s'inspire d'une technique finlandaise selon laquelle l'alimentation d'un poêle durant deux heures suffit à chauffer l'ensemble des pièces pendant 24 heures. La récupération des eaux de pluie pour alimenter les toilettes et l’arrosage du jardin, devrait permettre d’économiser 40 % de la facture d’eau des familles. Le système de toit végétalisé permet de réguler la température des maisons lorsqu’il fait chaud à l’extérieur.
L’implication des Dionysiens s’est opérée par la sensibilisation des riverains aux enjeux du développement durable. Les habitants ont été associés à toutes les étapes du processus, construction du bail, choix des matériaux, choix des équipements et à l’agencement des logements. Une partie des lots de construction a été confiée à une entreprise locale d’insertion APIJ-BAT.
A travers ce projet, la municipalité donne un visage concret à sa politique volontariste à la fois en matière de construction de logements sociaux et de respect de l’environnement. Réaliser une ville verte et durable est en effet un objectif majeur de l'équipe municipale.
B.L.
Vers un éco-quartier pilote « Nous avons osé prendre des risques pour que l’écologie populaire soit une réalité, et non plus seulement un concept. Nous avons fait en sorte que ces maisons coûtent le moins cher possible à l’usage tout en étant très performantes écologiquement », a analysé le maire Didier Paillard lors de l’inauguration.
La tenue d’un séminaire à la fin de l’année est d’ailleurs à l’étude pour transférer et partager le savoir-faire de Saint-Denis avec d’autres collectivités et les professionnels du logement.
Le maire a affirmé sa volonté de profiter de la rénovation urbaine menée par l’ANRU dans le quartier Cristino-Garcia pour le transformer en « éco-quartier pilote pour Saint-Denis ». Douze autres maisons écologiques sont d’ores et déjà programmées et devraient surgir de terre dans les mois à venir.
Les partenaires La villede Saint-Denis, LOGIREP Groupe Polylogis, Sem Plaine Commune Développement, Plaine Commune, Les habitants dans le cadre de la démarche quartier, DIREN, ADEME, Entreprise SPL, APIJ-BAT,Crédit Coopératif

=> équilibre themique du corps

Comment réagissons-nous à des différences thermiques ?

Cela se résume en 4 points d'interactions de l'organisme avec l'environnement direct :
- La conduction : tout simplement le contact avec une autre surface. Si on touche une paroi froide (ou un sol frais) notre corps finit par se refroidir. Cet effet reste néanmoins mineur dans ses conséquences sur la conception d'une maison, la plupart du temps nous sommes bien isolés envers cette forme d'échange thermique (chaussures, etc.)
- La convection : il s'agit d'un échange thermique entre le corps et l'air ambiant. Cet effet est renforcé par la vitesse de l'air (attention la vitesse de l'air peut créer en même temps une sensation d'inconfort : un courant d'air donne une sensation de froid - donc un radiateur soufflant est une aberration puisqu'il faut surchauffer pour contrer l'inconfort créé par le mouvement de l'air)
- L'évaporation : l'eau qui passe de l'état liquide à l'état gazeux utilise des calories : la transpiration refroidit donc la peau en s'évaporant !
- Le rayonnement : et là il s'agit d'un point souvent oublié ou méconnu. Il s'agit ici d'échanges de rayonnements infrarouges entre des matières et le corps. Ça peut-être par exemple une paroi froide qui donne une sensation de froid à une personne qui se trouve à sa proximité ou au contraire une paroi réchauffée par le soleil qui donne une sensation de chaud.

Sur ce dernier point, la température rayonnante, il y a un calcul simple qui est pourtant surprenant : la température ressentie par une personne dans une maison est la moyenne entre la température des parois et la température de l'air. Donc si l'air est chauffé à 22° et le mur intérieur fait 18° on ressent une température de 20°. Si le mur est donc très mal isolé et ne fait que 14° il faut surchauffer l'air à 26° pour avoir le même ressenti de 20° ! Une information surprenante mais qui, une fois intégrée est très importante parce qu'elle souligne encore une fois l'importance de l'isolation - non seulement pour éviter des pertes thermiques mais aussi pour améliorer les sensations dues à la température rayonnante - et ce en hiver comme en été !

samedi 26 avril 2008

=> Analyse de Cycle de Vie

Qu’est-ce qu’une analyse de cycle de vie d'un produit ?

L’Analyse de Cycle de Vie (ACV) est une analyse globale des impacts environnementaux dus à un produit tout au long de son cycle de vie, c’est-à-dire depuis l'extraction des matières premières, en passant par la fabrication,les transports, l’utilisation, et jusqu'au traitement final des déchets.

L'analyse quantifie les consommations et les émissions de matières et d’énergie à chaque étape du cycle de vie. A partir de ces données, on procède à l'évaluation d'un ensemble d'impacts environnementaux (consommation d'énergie, effet de serre, épuisement des ressources naturelles, acidification, quantité de déchets générés...).

=> L'interieur des voitures pollué aux polybromes

Le Figaro, 14/04/08 Yves Miserey

Dans les embouteillages, l'interieur des voitures est plus pollue par les gaz d'echappement que l'air exterieur environnant. Plusieurs travaux recents l'ont montre.

Une etude revele aujourd'hui que dans l'habitacle des automobiles, il y a aussi de tres faibles concentrations de diphenylethers polybromes (PBDE), des composes chimiques utilises pour leur propriete antifeu dans la fabrication des tableaux de bord, des accoudoirs, des tapis, des mousses, des textiles (Environmental Science & Technolgy, en ligne).

Ces substances, qui comptent de nombreux congeneres, ont rem­place les PCB a partir de la fin des annees 1970. Elles sont tres utilisees, notamment dans les ordinateurs. Deux d'entre elles l'octabromodyphenil (octaBDE) et le pentaBDE ont ete interdites en 2004 en Europe en raison de leur toxicite sur les animaux et du fait qu'elles sont bioaccumulables dans les graisses. Une autre, le decaBDE, est sur la sellette.

Les chercheurs grecs et americains ont observe qu'a l'interieur des vehicules les concentrations en diphenylethers polybromes (PBDE) varient d'une marque a l'autre.
Elles varient aussi et surtout en fonction de l'age du vehicule. C'est dans les voitures les plus neuves qu'on trouve le plus de PBDE (l'odeur de neuf si particuliere) mais les teneurs decroissent rapidement.

D'autre part, quand des automobiles sont garees au soleil et ­soumises a une forte chaleur (on releve des temperatures proches de 90 °C), les chercheurs ont constate un relargage des PBDE. Heureu­sement, il semble qu'a cette occasion, les PDBE ne se degradent pas en dioxines bromees (PBDD), plus dangereuses. Le phenomene n'a ete constate que dans une seule voiture. «Nous allons continuer nos recherches en laboratoire», assure Euripides Stephanou, de l'univer­site d'Heraklion.
«L'etude est irreprochable», assure Pierre Labadie, de l'universite Paris-VI, l'un des rares a travailler sur l'impact des PDBE en France. Les quantites relevees dans les voitures sont du meme niveau que celles relevees dans les cybercafes ou les salles remplies d'ordinateur. Elles depassent celles que l'on trouve dans les habitations.

L'exposition aux PPDE par inhalation depend aussi du temps passe en voiture. C'est ainsi que les chauffeurs de taxi, par exemple, sont les plus exposes. La premiere etude sur les PBDE dans les voi­tures avait ete conduite aux Etats-Unis, en 2006, en analysant les particules collees sur les vitres de plus de 300 vehicules. En conclusion, ses auteurs avaient conseille aux automobilistes d'ouvrir les vitres, d'eviter de stationner au soleil en plein ete et de ne pas abuser de la climatisation. Des conseils qui s'appliquent surtout quand on voyage longtemps avec une femme enceinte et des enfants.

Meme si le probleme n'est pas evoque en France, il faut savoir que l'utilisation des PBDE dans l'habitacle des voitures est devenue un argument commercial. Les constructeurs japonais se sont engages a les remplacer par des produits alternatifs. Volvo n'utilise plus de PBDE depuis plusieurs annees. Pas etonnant, c'est de Suede que sont venues les premieres alertes sur ces substances.
<http://www.lefigaro.fr/sciences/2008/04/16/01008-20080416ARTFIG00012-l-interieur-des-voitures-pollue-aux-polybromes.php>

=> recyclage téléphone portable

Tous les 18 mois, en moyenne, les 80% de Français équipés d'un téléphone portable en acquièrent un nouveau.

Bien souvent, le téléphone fonctionne encore très bien mais il est considéré comme obsolète.

19 millions de téléphones portables sont ainsi remplacés chaque année en France. Les appareils usagés sont alors mis à la poubelle (pour 15% d'entre eux) ou croupissent dans les tiroirs (85%). Un constat bien alarmant quand on connaît leur toxicité : mercure, chrome, plomb, batteries en nickel et cadmium...Un portable inutilisé est un portable qui pollue.

- Distributeurs, points de collecte, associations et déchetteries reprennent les portables -

Depuis 2005, tous les distributeurs sont obligés de reprendre l'ancien appareil lors de la vente d'un nouveau. Les portables sont ensuite envoyés vers l'un des trois éco-organismes agréés (Ecologic, Eco-Systèmes, ERP), en charge des filières de recyclage financées grâce à l'éco-contribution.
Il est également possible de déposer les appareils dans un point de collecte (fnac), à une association (Emmaüs, Envie...) qui les recycle, ou directement dans une benne spécifique à la déchetterie. Un portable confié à une association est généralement réutilisé ou, si cela est impossible, recyclé.

- La société Fonebak -
La société fonebak (www.fonebak.fr) récupère les téléphones "inertes" via 2000 points de collecte en France. Les appareils sont testés avant d'être remis sur le marché dans les pays émergents (europe de l'est, afrique, asie), très demandeurs pour une population ne disposant pas de ligne fixe. LA réutilisation préserve les ressources naturelles en évitant de réextraire des matériaux de production. La création d'un nouveau téléphone a un bilan carbone très élevé, supérieur à celui de la réutilisation.
Les mobiles HS sont recyclés : les plastiques sont fondus, les métaux (or, argent, ...) sont ré-extraits et réutilisés. Les chargeurs et batteries subissent le même sort. Le platisque sert par exemple à produire des pare chocs automobiles. Certains produits non réutilisables sont éliminés (nickel ou lithium).